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VOYAGE APOSTOLIQUE
À SYDNEY (AUSTRALIE)
À L'OCCASION
DE LA XXIII JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE
(12-21 JUILLET 2008)
BENOÎT XVI
ANGELUS
Hippodrome de
Randwick
Dimanche
20 juillet 2008
Chers jeunes,
Nous nous apprêtons maintenant à réciter ensemble la belle prière de l’Angélus.
Nous y réfléchirons sur Marie, jeune femme s’entretenant avec l’ange qui
l’invite, au nom de Dieu, à un don particulier d’elle-même, de sa propre vie, de
son avenir de femme et de mère. Nous pouvons imaginer ce que Marie ressentit à
ce moment-là : étant toute bouleversée, totalement dépassée par la proposition
qui lui était faite.
L’ange comprit son inquiétude et s’efforça aussitôt de la rassurer :
« Sois sans crainte, Marie (…) l’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance
du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1, 30, 35). C’est l’Esprit
Saint qui lui a donné la force et le courage de répondre à l’appel du Seigneur.
C’est l’Esprit qui l’aide à comprendre le grand mystère qui est en train de
s’accomplir à travers elle. C’est l’Esprit qui l’enveloppe de son amour et la
rend capable de concevoir dans ses entrailles le Fils de Dieu.
Cette scène constitue sans aucun doute le moment central de l’histoire
de la relation de Dieu avec son peuple. Dans l’Ancien Testament, Dieu s’était
révélé de façon partielle et de manière graduelle, comme nous le faisons tous
dans nos relations personnelles. Il fallait un certain temps au peuple élu pour
approfondir sa relation avec Dieu. L’Alliance avec Israël a été comme un temps
de séduction, de longues fiançailles. Le moment définitif arriva donc, le moment
du mariage, la réalisation de la nouvelle et éternelle alliance. À ce moment-là,
devant le Seigneur, Marie représente toute l’humanité. Dans le message de
l’ange, c’était Dieu qui faisait une proposition de mariage avec l’humanité. Et,
en notre nom, Marie dit son « oui ».
Dans les fables, les récits s’achèvent ainsi : et tous « vécurent alors
heureux et contents ». Dans la vie réelle, ce n’est pas aussi facile. Marie dut
faire face à de nombreuses difficultés pour affronter les conséquences de ce
« oui » dit au Seigneur. Syméon prophétisa qu’une épée lui transpercerait le
cœur. Lorsque Jésus eut douze ans, elle connut les pires cauchemars que tout
parent éprouve quand, pendant trois jours, elle dut affronter la disparition de
son Fils. Et après l’activité publique de Jésus, elle souffrit l’agonie, étant
présente à sa crucifixion et à sa mort. Dans ses différentes épreuves, elle
resta toujours fidèle à sa promesse, soutenue par l’Esprit de force. Et elle en
fut récompensée par la gloire.
Chers jeunes, nous aussi nous devons rester fidèles au « oui » par
lequel nous avons accueilli l’offre d’amitié que le Seigneur nous a faite. Nous
savons qu’Il ne nous abandonnera jamais. Nous avons qu’Il nous soutiendra
toujours par les dons de l’Esprit. Marie a accueilli la « proposition » du
Seigneur en notre nom. Tournons-nous alors vers elle et demandons-lui de nous
guider dans les difficultés pour rester fidèles à cette relation vitale que Dieu
a établie avec chacun de nous. Marie nous inspire, elle est notre modèle. Elle
intercède pour nous auprès de son Fils et, avec son amour maternel, elle nous
protège des dangers.
Après l'Angelus
Chers amis,
Le moment est venu maintenant de nous dire adieu, ou plutôt au revoir !
Je vous remercie tous d’avoir participés à la Journée Mondiale des Jeunes 2008,
ici, à Sydney, et j’espère vous revoir dans trois ans. La Journée Mondiale des
Jeunes 2011 se déroulera à Madrid, en Espagne. Jusque-là, prions les uns pour
les autres, et, devant le monde, rendons un témoignage joyeux au Christ ! Que
Dieu vous bénisse tous !
© Copyright 2008 - Libreria
Editrice Vaticana
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